Homélie du Père Augustin – Dimanche 2 août

18eme DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Première lecture : Isaïe 55, 1-3
Psaume : 144
Deuxième lecture :8, 35.37-39
Evangile : 14, 13-21

Ecouter l’homélie

Chers sœurs et frères en Christ,

Le thème de notre méditation en ce 18 -ème Dimanche porte sur le don gratuit de Dieu.
Un jour une petite fille a demandé à sa mère : Maman, pourquoi allons-nous chaque dimanche à la messe ? La mère lui répondit : ‘’parce que nous avons faim et soif d’amour de nos frères et sœurs et surtout de l’amour gratuit de Dieu’’. C’est probablement cette même faim et cette même soif d’amour qui motivaient les foules à suivre et à écouter Jésus. A cette faim et à cette soif d’amour, Dieu répond par la prophétie d’Isaïe que nous trouvons dans la première lecture ‘’Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau !’’ Isaïe 55,1. Une invitation qui élimine tout calcul et fait face à la gratuité totale de Dieu.
De quelle eau s’agit-il ? De l’eau vive que Jésus avait déjà promise à la Samaritaine au puits de Jacob. Pour rassasier les hommes en marche et fatigués de la route, Jésus donne du pain. A notre faim spirituelle, Jésus se présente aussi sous la forme ‘’d’un bout de pain’’. Certes, cela ne comble pas notre appétit humain. Cela nous conduit en revanche à faire la marche de la foi pour rechercher l’amour de Dieu.
Devant la foule affamée, Jésus invite les disciples et toute la foule à être acteurs : ‘’Donnez-leur vous-mêmes à manger’’. Cette exigence du Christ suggère que Dieu a besoin de nos mains mais aussi de tout ce dont nous disposons : nos biens, notre temps, nos valeurs et qualités. Aucune forme de solidarité n’est petite aux yeux de Dieu.
Si nous allons à Dieu sans nous tourner vers nos frères, sans nous soucier d’eux en vérité, cela ne sert à rien. Nos prières pour eux sans notre part active n’a pas de sens.
Le pain que Jésus nous donne c’est son corps, démembré et partagé à l’infini. Manger son pain, c’est faire corps, c’est à la fois du donner et du recevoir. Dieu donne gratuitement dans l’abondance. Le pain est signe d’un don gratuit, signe d’un amour donné sans espérer en retour.
Si nous n’entrons pas dans cette dynamique du donner et du recevoir, le pain comme don restera stérile. Si nous repartons de la messe sans nous connaître, sans demander un service, sans partager avec notre voisin, l’inconnu, l’étranger, cela ne sert à rien.
L’amour donné, partagé et multiplié est le pain que Dieu nous donne, sans mesure, sans intérêt et sans retour. Quand on donne gratuitement, on récolte en abondance. A la multiplication des 5 pains et des 2 poissons, il en reste 12 corbeilles : c’est bien signe de l’amour immense de Dieu.
La surabondance du don, représentée ici par le chiffre 12 nous conduit à une méditation : celle de l’abondance des dons de Dieu. Quand on donne vraiment, on reçoit toujours en abondance de Dieu.
Le don de Dieu, l’amour de Dieu est immense, si nous devenons ce que nous recevons et mangeons à l’eucharistie, alors le don de Dieu sera immense et débordant en nous et autour de nous.
Si nous mangeons le Corps du Christ, si nous devenons ce Corps, si l’amour nous habite alors ‘’ni la mort ni la vie, (…) ni le présent ni l’avenir, (…) ni aucune autre créature, [aucun virus, aucun mal] rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. ‘’ (Rom 8).
La messe est plus qu’un simple lieu où chacun vient pour juste se recueillir des consolations personnelles. Elle est le repas avec le Seigneur, même si nous nous sentons indignes ou rongés de doute et de peur d’être jugés. Jésus est là qui a soif et faim de notre amitié. Ce qui nous est donné de vivre dans l’eucharistie, c’est la même intimité avec le Seigneur. Personne n’est donc trop pauvre pour montrer assez de bonté chez nous. C’est justement à chacun de nous que Jésus répète : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » vos cinq pains et vos deux poissons, ou même rien que quelques miettes … Lui, Jésus fera le reste. L’essentiel, c’est d’oser donner sa part !
Si vous doutez de la force et la puissance du don gratuit, donnez et vous verrez !

Aside | Posted on by

Homélie du Père Augustin – Dimanche 26 juillet

17eme DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

« Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. »

Première lecture : 1 Rois 3, 5.7-12
Psaume : 118
Deuxième lecture : Romains 8,28-30
Evangile : Mathieu 13, 44-52

Écouter l’homélie !

 

Thème de méditation : Le Royaume des Cieux comme Trésor Inestimable
Les lectures de ce 17eme dimanche nous invitent à en faire une priorité capitale.
Quand on parle de Royaume des Cieux, nous pensons souvent à une réalité future et très loin de nous. Selon Saint Mathieu dont est tiré l’évangile du jour, le royaume des Cieux, (ou le royaume de Dieu) signifie ‘’la présence de Dieu et ses actions au milieu de nous (c’est vraiment ‘’ Emmanuel’’ Dieu avec nous). C’est la manière de Dieu de venir à nous pour nous sauver et se réconcilier avec nous. Dieu fait l’impensable pour nous aimer malgré nous.
Dans l’évangile, le royaume des Cieux est d’abord comparé à ‘’un trésor caché dans un champ’’. L’homme qui l’a découvert prend soin d’acheter tout le champ. Le royaume de Dieu est aussi comparé à un homme qui cherche des perles fines de grandes valeurs. Le négociant trouve une de grande valeur, investit son temps, son énergie et achète la perle.
Ces deux hommes ont compris l’essentiel. Rien d’étonnant à leur attitude puisque Dieu arton2358-2d0e3est le Bien suprême et le trésor sans prix. Mais ce Bien n’est pas évident car il est d’ordre spirituel et non matériel. Il est donc en quelque sorte caché. Isaïe avait déjà parlé du Dieu caché : ‘’Vraiment tu es un Dieu qui se cache, Dieu d’Israël, Sauveur’’ !
Pour Dieu le hasard n’existe pas. Il n’y a que sa Providence et sa grâce. C’est pourquoi Saint Paul nous dit ‘’quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien’’. Dieu intervient souvent dans nos vies de manière imprévue. Dieu évite les généralisations et traite avec chacun de nous selon ses circonstances.
Dans la parabole, le signe du Royaume, c’est la joie d’une découverte et d’une victoire !
La joie : un trésor inestimable qui manque tant à beaucoup de nous trop étouffés par les biens matériels mais toujours insatisfaits et profondément tristes. La joie ne peut venir de notre compte bancaire. La joie est un don de l’Esprit, une disposition qui nous fait reconnaître avec gratitude tout ce que nous recevons de Dieu et des autres et surtout ce que nous sommes. Il ne suffit pas d’être riche pour être heureux. Sinon le royaume des Cieux aurait été déjà acheté par certains. Il faut encore savoir apprécier autant les biens matériels que les biens spirituels à leur juste valeur. L’appréciation nous renvoie à Celui qui donne vie, sagesse et esprit de discernement. C’est cela qui donne sens à nos vies et qui nous aide à tenir aux priorités. La course sans frein ni discernement nous prive souvent de cette joie. Nous perdons même le sens de l’appréciation et de la gratitude. Nous allons à sens unique. Si le Royaume des Cieux est réellement le Bien suprême pour nous, alors nous devons être prêts à discerner et à faire les bons choix.
Comme le négociant qui achète la perle fine, recherchons le royaume de Dieu et investissons-nous pour l’acheter. Donnons de notre temps pour les choses qui vaillent la peine. Faisons de notre vie spirituelle une priorité. Notre liberté humaine est donc interpelée et engagée. Etre chrétien c’est un pas mais il faut encore s’y investir.
Salomon nous en donne bien l’exemple parfait pour sa bonne gouvernance : il cherche la sagesse et le discernement pour diriger son peuple. En réponse à Dieu, il demande ‘’un cœur attentif’’ afin de savoir gouverner le peuple et ‘’discerner le bien et le mal’’ : Il se reconnaît incapable par sa seule sagesse et intelligence. Lorsqu’on a la vraie sagesse, le vrai discernement suppose assez d’humilité. Sans le discernement, on rate souvent des opportunités de faire de sa vie un service. On bouscule tout le monde avec un seul centimètre de pouvoir. En couple, on devient impossible du jour au lendemain après le mariage. Dans la vie quotidienne, nous perdons de vue que le gaspillage de ressources et de biens est un scandale.
Dieu est à nos portes avec la même question : ‘’Demande ce que je dois te donner’’. Quelle priorité donnons-nous donc dans nos vies individuelles, en couple ou en famille, en équipe communauté de foi ou de travail ? Quelles sont nos priorités pour protéger et maintenir ce trésor inestimable de la foi et de la vie ? Dieu nous envoie une carte d’invitation : “Revenez à moi de tout votre cœur”. Comment ? Peut-être en lisant la Parole de Dieu ? Quand on a trouvé ce trésor du Royaume de Dieu, cela se contamine : le chrétien ne peut garder sa foi cachée car elle transparaît dans chaque parole et chaque geste. Le trésor inestimable est déjà à portée de main. Veillons le partager autour de nous !

 

Aside | Posted on by

Homélie du Père Augustin – Dimanche 19 juillet

16eme DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE ANNEE A

 Première lecture : SG 12, 13.16-19
Psaume : 85
Deuxième lecture : RM 8, 26-27
Evangile : MT 13, 24-43

Cliquer ci-dessous pour écouter l’enregistrement

 

Chères sœurs et frères Christ,

unnamedNous voici une fois encore pour méditer sur la parole de Dieu afin qu’elle fortifie nos âmes et notre vie spirituelle qui en ont tant besoin.

Le thème central c’est l’amour infini et patient de Dieu pour chaque homme. Pour mieux nous l’expliquer, Jésus, nous donne la parabole du bon grain et de l’ivraie.

En tant qu’humains, nous faisons souvent l’expérience du Mal sous des formes variées. Malgré notre imperfection, nous voulons un monde parfait ici et maintenant. Et pour ce, nous perdons de vue l’indulgence envers les autres. Pour nous consoler, nous tombons quelquefois dans des jugements sévères et cherchons des coupables. Du coup, nous oublions que dans notre propre cœur il y a autant de l’ivraie que du blé, du mauvais et du bon grain. Concrètement : le monde dans lequel nous vivons est fait de tout, de bonnes personnes et de moins bonnes. Chercher donc de les juger dès maintenant, nous risquons de commettre de lourdes erreurs. A première vue, nous ne pouvons savoir ce qui se cache dans le coeur de ceux qui nous côtoient.

ob_15945d_marthe-marie-et-jesusContrairement à notre manière de penser, Jésus accepte le mélange de l’ivraie et du blé, des gens bons et des gens mauvais. Il évite la précipitation. Il appelle à la patience. Il nous met en garde de ne pas attaquer l’ivraie. Il plaide pour qu’une deuxième chance soit accordée à chacun. Car il connaît la nature de l’homme : il sait que nous sommes capables de noyer dans le mal mais aussi capables de nous ouvrir à la grâce. Il fait confiance à l’homme même là où l’espoir n’est plus permis. Jésus se méfie ‘’des jugements purs et durs’’ qui font le tri très vite et ‘’classent le dossier aux oubliettes’’. Nous aimons souvent nous soucier tant de la purification des autres avec des enseignements de l’Eglise et des références bibliques à l’appui. Jésus adopte plutôt l’approche des petits pas et de la patience, la méthode de l’observation et de l’écoute. Il veut cheminer et nous laisser le temps de discerner depuis l’intérieur. Il veut que chaque homme soit sauvé selon son contexte et sa situation. Il sait que nous sommes déjà trop accablés par les soucis de la vie, les douleurs de l’enfantement, les blessures intérieures. Alors il ne se presse pas. Il sait que tant que le soleil s’est levé à l’Est, il se couchera tôt ou tard à l’Ouest. Considérons que Jésus est Fils d’un Dieu fort et puissant mais surtout Sage et indulgent. En tant que tel, Il est assis mais voit plus loin que l’homme qui s’ignore et qui s’agite pour peu.

Oui, l’ivraie fait partie du champ de blé et du champ de nos cœurs. Il faut apprendre à l’identifier d’abord en nous et y travailler avec assez de patience sans complaisance. Ainsi, nous n’aurons même le temps de nous occuper de l’ivraie des autres. Nous développerons assez d’humilité et de bienveillance envers les autres. Ce ne sont donc pas les agitations ni les apparences actuelles qui comptent.

647ffb3b09205ab705817c5bbe8b2c38_XLCela ne signifie pas que nous devons laisser les gens nuisibles empoisonner notre société. Jésus nous enseigne plutôt à ne pas répondre à la violence ni à la méchanceté (qu’elle soit physique, politique, psychologique ou économique) par les mêmes maux. Entrer dans la logique de la violence nous rend malheureusement complices et esclaves des systèmes qu’elle engendre. Travaillons sur nous-mêmes en attendant sa venue pour le jugement. Cultivons notre propre jardin. Nous pourrons ainsi faire face à nos perversions et conflits intérieurs. La parabole de l’ivraie ne nous encourage donc pas à baigner dans le mal ni dans la nonchalance spirituelle. Elle est justement un appel fort à grandir en Dieu, à se connaître et à s’occuper de soi plutôt que de passer son temps à moraliser ou à juger les autres : ‘’homme connais-toi toi-meme’’. A ce prix, nous ferons l’expérience intime de l’amour surabondant et têtu de Dieu pour nous. Car en vérité, que vaudrait vraiment un amour forcé et basé sur la peur du jugement dernier ? Aimons donc par amour et non par peur ou par contrainte !

En dernier ressort, c’est à nous de nous faire juges du bon et du mauvais et de choisir ce qui nous fait ressembler à Dieu. Notre confiance en l’amour patient de Dieu doit donc rester entière. Peut-être avons besoin de la grâce de l’humilité pour revenir à nous-mêmes afin d’y découvrir Dieu ! Disposons nos cœurs au souffle du Saint-Esprit ! Il saura nous y conduire ! Amen !

 

 

Aside | Posted on by

Homélie du Père Augustin – Dimanche 12 juillet

 

QUINZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

 Première lecture : Isaïe : 55, 10-11
Psaume : 64
Deuxième lecture : Romains 8, 18-23
Evangile : 13, 1-23

 

Cliquer ci-dessous pour écouter l’enregistrement

 

Frères et sœurs en Christ,

Ce dimanche suggère la parabole du semeur à notre méditation. C’est un message d’Espérance ! Cette parabole nous interpelle. Elle manifeste un grand respect pour les auditeurs et s’adresse à leur capacité d’imagination et d’écoute. Elle nous invite à s’ouvrir à la générosité sans calcul de Dieu pour le salut de l’homme.
Jésus connaissait les obstacles que la Parole de Dieu pourrait rencontrer. Mais il savait aussi que cette Parole avait le pouvoir de transformer un terrain rocailleux en terre d’abondance. La première lecture du livre d’Isaïe nous dit combien efficace est la parole de Dieu : elle abreuve, féconde, fait germer, donne la semence au semeur et du pain à manger. Elle porte du fruit et atteint ses objectifs. La Parole de Dieu donne du fruit en abondance et elle peut transformer ‘’nos cœurs de pierre en cœur de chair’’.
Chacun et chacune de nous représente, à certains moments de sa vie, les différents terrains mentionnés dans la parabole du semeur. Dieu ne s’attend donc pas à un résultat quantitatif spectaculaire mais qualitatif. Tous nous sommes capables de Dieu et de sa grâce.
Il y a d’abord la semence qui tombe sur le bord du chemin. Ceci représente les périodes où trop de choses prennent toute la place et risquent d’étouffer notre foi. Alors, nous donnons de très belles excuses pour échapper à Dieu. La rencontre avec Dieu passe après tout le reste. A nous peut-être de voir ici, si nos excuses nous apportent vraiment plus de bien que le ferait la parole de Dieu et notre relation à Dieu.
Il y a les terrains rocailleux qui rendent notre foi superficielle et éphémère. La jeune pousse fait des racines mais elle n’a pas de profondeur, est vite brûlée par le soleil et ne peut grandir. La superficialité peut arrêter toute croissance de la vie chré¬tienne, même après l’enthousiasme du baptême, du mariage et même de l’ordination à la prêtrise.
Il y a aussi les terrains avec des épines. La foi est alors étouffée par ‘’les soucis et les illusions du monde : les richesses, le pouvoir, le succès, les honneurs… Bien sûr, nous avons besoin d’être heureux et de ‘’réussir notre vie’’. Mais, est-ce contre notre propre salut ? La foi risque de disparaître : ‘’l’homme ne vit pas seulement de pain mais aussi de la Parole de Dieu’’.
Enfin la bonne terre : La récolte est très bonne à raison de 100, ou de 60, ou 30 pour un. Le Seigneur a raconté cette parabole du semeur afin de souligner la générosité de Dieu qui sème à tous les vents. Il a confiance en nous et invite tout le monde à devenir de la bonne terre. Malgré tous nos échecs, nous dit le Christ, la récolte sera bonne.
De quoi aurais-je besoin pour une bonne récolte, pour une croissance spirituelle ?
De nos jours, nos jeunes se donnent très peu à la ‘’chose de Dieu’’. Les bancs de nos Eglises sont de plus en plus vides. Est-ce peut-être le moment pour l’Eglise de s’interroger sur sa méthode de semer ? L’Evangile de ce jour veut raviver notre Espérance. Mais aussi nous envoyer en mission. Cet appel trouve écho dans la poésie ‘’Le Laboureur et ses Enfants’’ du poète français Jean de La Fontaine :
‘’ Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins…Gardez-vous de vendre l’héritage
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ, creusez, fouillez, bêchez ;
Ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse’’.

Chers frères et sœurs, ne nous décourageons pas. Ouvrons-nous à la grâce. Notre ouverture et notre disponibilité à la parole c’est l’essentiel aux yeux de Dieu. Sortons et semons ce que nous avons reçu. Sortons, partageons et annonçons la joie de l’Evangile semée en nous. Témoignons au quotidien de notre Espérance partout en commençant par nos familles, notre voisinage, et nos lieux de travail ! Semons généreusement et un jour notre semence germera pour porter du fruit !
Malgré tous les obstacles, la récolte sera bonne, dit Jésus : du 30, du 60, du 100 pour 1.
Que Dieu nous en donne la grâce.

Amen !!!

Aside | Posted on by

Protocoles pour les messes au Béguinage

La Messe le dimanche aura lieu à 12h15

En général : En cas de problèmes de santé, si vous vous sentez fiévreux, si vous toussez, ne venez pas. !!

Accès à la chapelle:
-Le nombre maximum autorisé est de 50 croyants. Pour cela, les réservations ne sont plus nécessaires pour la célébration du dimanche. Notez que les portes fermeront à 50 participants. Un bilan de santé vous sera fait à la porte !

À l’entrée :
-L ’entrée se fait par le magasin.
-Désinfectez-vous toujours les mains.
-Attention ! Gardez toujours une distance de 1,5 mètre entre chacun et suivez bien le sens de circulation.
-Les croyants prennent place aux places marquées d’une croix.

Animation
-Il n’est pas permis de chanter, seul l’animateur/animatrice peut chanter.
-Pour le moment, les chorales ne sont pas permises.

Liturgie/Altar
-Evitez d’apporter à l’autel des fruits et légumes ou tout autre cadeau en procession.
-Les fidèles ne se tiennent pas la main lors du ‘Notre Père’.
-Pour la paix du Christ nous ne nous serrons pas la main.

Communion
-A partir du 14 juin, vous devez de nouveau vous désinfecter les mains avant de recevoir l’hostie.
-Les enfants qui ne peuvent pas encore participer à la communion peuvent recevoir la bénédiction sans se toucher en gardant la distance de 1,5 mètre.

Quête
-Au béguinage : la collecte a lieu à la fin de la messe dans un panier à la porte de sortie.
-A la maison : la collecte est possible par virement bancaire sur compte de la paroisse.

Sortie
-La sortie se fait par la porte principale au milieu de la chapelle.
-Attention ! Gardez une distance de 1,5 mètre en tout temps.
-Partager le café ou le thé à la fin de la messe (au 35c) n’est pas possible pour le moment.

 

Aside | Posted on by

Homélie du Père Augustin – Dimanche 5 juillet

QUATORZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Première lecture : Zacharie 9, 9-10

Psaume : 144

Deuxième lecture : Romains 8, 9.11-13

Evangile : Mathieu 11, 25-30

 

Cliquer ci-dessous pour écouter l’enregistrement

 

Chers frères et sœurs en Christ,

Les textes bibliques de ce 14eme dimanche nous adressent un message d’humilité et d’espérance. C’est le salut qui est annoncé aux petits, aux pauvres et aux exclus. Nous y découvrons la puissance de la Parole de Dieu. Cette bonne nouvelle s’adresse à moi et peut-être aussi à vous dont la vie peut être quelquefois un fardeau très lourd à porter.

La première lecture est tirée du livre du prophète Zacharie. Il s’agit d’un oracle de consolation en période de guerre et de souffrance. La situation semble désespérée. Mais le prophète annonce la venue d’un roi « humble, monté sur un âne ».  Ces paroles véhiculent un message d’espérance totale en Dieu. Ce roi est juste et il vient rétablir l’ordre et la paix pour toute la nation. Il ne peut supporter la haine, la violence, les divisions et les persécutions. C’est l’amour qui triomphera.

Dans la lettre aux Romains, Paul recommande de ne pas vivre ‘’sous l’emprise de la chair’’. La chair nous rend des adolescents souvent agités. Dans les chaînes de la chair, nous n’avons d’oreille pour personne. En bien de cas, Dieu devient même notre premier ennemi.  Nous sommes souvent aveuglés par l’orgueil, nous nous contentons de notre pauvre intelligence et de nos forces humaines. Nous vivons loin de Dieu et finissons dans l’impasse. Par contre, lorsque nous vivons ‘’selon l’Esprit’’, Dieu nous guide et nous abordons les réalités de la vie avec plus de lucidité et de discernement. Ainsi, Dieu est en charge et nous oriente sans s’imposer à nous.

Dans l’Evangile, Jésus surprend par son attitude. Il sait transformer les contradictions en opportunités. Les pharisiens l’ont souvent critiqué, soupçonné et humilié. Mais ici, plutôt que de se plaindre ou de réagir aux attaques, il loue Dieu pour sa bienveillance. Cette prière de louange est inspirée par QUI Il est et par ce qu’il vit de l’intérieur.

Quand nous avons à faire à des gens trop conscients de leur supériorité, nous pouvons toujours choisir d’être petits. En réalité, nous ne perdons jamais. Nous en sortons très souvent gagnant. Nous nous brûlons moins les terminaisons nerveuses, nous gardons notre intégrité et la paix intérieure. C’est pour cela que Jésus rend grâce : ‘’Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits’’. Est-ce vraiment Dieu qui cache quelque chose aux sages ou alors, c’est mon orgueil qui me rend souvent sourd et aveugle pour voir ce qui m’est révélé ? N’est pas l’orgueil humain qui empêche l’homme d’accueillir la bonne nouvelle de l’Evangile et de la vivre au quotidien ? C’est à juste titre que Jésus a dit ‘’Heureux les pauvres de cœur, le Royaume de Dieu est à eux’’. Alors, il n’y a pas de vacances pour témoigner de sa vie de chrétien par des louanges.

Notre société regorge de ces petits dont parle Jésus : ce sont les marginalisés, les migrants, les sans-abris, les victimes des trafics humains, les prostituées, les étrangers, les malades aux contagions redoutables, les prisonniers et bien d’autres…Quel est votre fardeau ? Pour ma part, tout me pèse et m’écrase.

Jésus ne brandit pas la loi pour juger. Il s’ouvre à tous et invite avec assez de bienveillance et de bonté : ‘’Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau’’! Alors, allons au Christ pour le rencontrer :  c’est vraiment chez lui que nous pouvons déposer notre fardeau. Ainsi, nous serons transformés et renouvelés de l’intérieur. Nous retrouverons la paix et la sérénité intérieures. L’opportunité est gratuitement offerte et elle est au choix. Par la prière et l’écoute, laissons à Dieu nos maladies, nos amertumes, nos sentiments de haine et de vengeance, de violence, de rancune, de soupçon, etc. Allons lui offrir nos peurs, nos doutes et nos incertitudes…Nous sommes tous invités à l’espérance. Et pour la vivre vraiment, donnons place à l’humilité. Car ‘’le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés’’. Que Dieu nous décharge de nos fardeaux et nous redresse ! Amen !

 

 

 

Aside | Posted on by

Homélie du Père Augustin – Dimanche 28 juin

TREIZIEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Première lecture : 2 Rois, 4, 8-11, 14-16a
Psaume : 88
Deuxième lecture : Romains 6, 3-4.8-11
Evangile : 10, 37-42

 

Cliquer ci-dessous pour écouter l’enregistrement

 

Chers filles et fils bénis de Dieu,

Les textes bibliques de ce 13eme dimanche du Temps Ordinaire nous adressent des paroles fortes sur l’accueil et l’hospitalité. Ces paroles nous mettent face à l’enjeu de toute vie chrétienne : savoir aimer et voir Dieu en tout être humain. C’est vraiment une invitation à aimer sans calcul avec Christ au centre de toutes nos motivations.

Dans la première lecture, le prophète Élisée est accueilli par une femme riche de Suname. Cette femme se montre très généreuse envers le Prophète et l’homme de Dieu. Elle n’a pas de fils et son mari est âgé. Mais elle porte cette souffrance secrètement en elle.  Avec beaucoup de délicatesse, Élisée lui promet un fils qu’elle n’espérait plus.

En écoutant ce texte de la Parole de Dieu, nous comprenons qu’accueillir l’autre c’est avoir du temps pour lui, écouter ses confidences, partager mutuellement ses joies et ses peines. C’est lui donner un toit ou un repas. C’est pleurer avec lui et accepter de faire chemin. C’est poser sur lui un regard vraiment sincère et humain avec la seule intention d’aimer. C’est voir l’autre au travers du Christ, lumière du monde. Ce qui est important ce n’est pas d’abord ce que nous donnons ; cest plutôt notre être, notre attitude envers lui, cest la qualité de l’accueil. C’est voir Dieu en l’autre. Dans toute rencontre avec l’autre, c’est Dieu que nous accueillons ou que nous refusons d’accueillir. Rappelons-nous que c’est à la qualité de notre amour et de notre accueil que nous serons reconnus comme disciples du Christ.

L’Évangile de ce dimanche nous parle aussi de l’accueil. Mais il précise avec beaucoup de force que notre amour pour Jésus doit passer avant tous les liens de famille et d’amitié ou d’attachement : ‘’Celui qui aime son père, sa mère, ses frères, ses sœurs et ses enfants plus que moi n’est pas digne de moi’’. Nous sommes appelés à un détachement raisonnable et à une ouverture plus grande envers l’autre. Jésus adressait ces paroles à ses Apôtres. Aujourd’hui, elles nous concernent. Jésus est plus qu’un maître de philosophie ou un gourou de spiritualité. Il nous dit et nous y croyons qu’Il est le Fils de Dieu, le Chemin la Vérité et la Vie. Il n’a écrit aucun livre de religion : sa religion était celle de Dieu : l’Amour.

A la suite du Christ, nous sommes tous appelés à être ‘’disciples et missionnaires’’, marchant à sa suite. Le missionnaire va annoncer Celui en qui il croit : Jésus ; et ce en quoi il croit : l’Amour de Dieu. Cette annonce peut se faire de plusieurs manières : c’est par notre attitude quotidienne envers l’inconnu(e), l’immigré(e) dans la rue ou dans les centres de détention, promouvoir dans nos foyers le sens de l’hospitalité envers les migrants et les sans-abris, prendre parti pour plus de justice, d’équité, de solidarité et de paix dans notre société. On nous opposera l’indifférence, l’hostilité, les railleries et toutes formes de persécutions et d’exclusion. Et pourtant, il faut persévérer comme Jésus qui est allé jusqu’au bout de sa mission, jusqu’à la mort sur une croix pour notre salut.

L’essence de l’Eglise, c’est d’être le Corps du Christ et non des bâtiments ou de simples associations. Nous sommes une famille de filles et fils de Dieu créés à son image et à sa ressemblance.  Témoigner de sa foi, c’est la meilleure forme de catéchèse dont notre monde a faim et soif aujourd’hui. Nous sommes tous nécessaire pour le bonheur de chacun et de tous. La vraie doctrine et le vrai dogme, c’est l’Amour. Ainsi, notre baptême en Christ prend son vrai sens : mourir en Christ et renaître de nouveau, rompre radicalement avec l’ancien monde. Car être baptisé en Christ, c’est accepter de se baigner définitivement dans l’océan d’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Par notre baptême, nous avons mission de rendre l’inconnu heureux malgré nos propres difficultés. Comme la femme de Suname, cherchons plus d’opportunités pour aimer. Ainsi, pourrons-nous aussi ‘’accoucher’’ dans nos vieux jours. Accueillir le Christ, le préférer à tout, être habité par lui, voilà ce qui nous est proposé au début de ces vacances d’été. Nous pourrons reconnaître Jésus à travers les personnes que nous rencontrerons partout, l’inconnu, le migrant, le solitaire, l’abandonné, la veuve ou le veuf, l’orphelin… Puissions-nous voir en eux le Dieu vivant qui nous aime tous. Que Dieu nous bénisse ! Amen !

 

 

 

Aside | Posted on by

Message du groupe de solidarité de la paroisse francophone du Béguinage

Un grand merci à tous pour votre soutien et votre générosité

Grâce à vous une lumière a éclairé le foyer de plusieurs familles.

Nous continuons les distributions et les collectes sont toujours les bienvenues.

Vous pouvez à présent les déposer au 35C avant ou après la messe.

Merci de nous contacter avant sur le mail de la paroisse info@paroisseamsterdam.com

ou par téléphone ( 06-24-84-45-46 ou 06-44-84-54-71 )

Nous pouvons également passer chez vous si vous préférez.


 

 

 

Aside | Posted on by

Homélie du Père Augustin – Dimanche 21 juin

Première lecture : Jérémie 20, 10-13

Psaume 68

Deuxième lecture : Romains 5, 12-15

Evangile : 10, 26-33

Cliquer ci-dessous pour écouter l’enregistrement

Chers frères et sœurs en Christ,

 

Nous voici donc au 12 -ème dimanche du Temps Ordinaire ! Tout ce qui a trait au Mystère de Pâques semble du passé. Non ! C’est le moment propice pour méditer profondément sur ce Mystère d’Amour de Dieu pour l’humanité ! Le Temps Ordinaire, c’est le bon temps pour vivre les grâces de Pâques. Le plus important c’est d’accueillir le Christ chaque jour et de témoigner de ‘’la joie de l’Évangile, de la joie de Pâques’’. C’est le moment d’endurance et de persévérance malgré les persécutions et les difficultés que nous réserve la vie humaine. Les lectures du jour s’accordent pour nous fortifier, nous donner des modèles et suggérer des attitudes à adopter en tant que chrétiens.

Dans la première lecture, c’est Jérémie qui se lamente, se plaint contre ses détracteurs qui lui tendent des pièges. Il est dénoncé, calomnié et persécuté. Pourquoi ? Parce qu’il gène et dérange les habitudes. Mais des lamentations, il finit en action de grâce et en louange : ‘’Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il délivre le malheureux du méchant’’. L’Apôtre Paul dans la deuxième lecture, souffre aussi de la persécution, effet du péché introduit par Adam.  Le péché, c’est quand on dit non à Dieu, on tourne le dos à Dieu, quand on organise sa vie en excluant Dieu. Mais avec Jésus, le péché ne peut avoir le dernier mot ; par sa mort et sa résurrection, Jésus rétablit l’ordre de la grâce. Nous connaissons ces paroles de Saint Paul qui le disent si bien : ‘’Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé’’. C’est la victoire de l’amour sur le péché, du Bien sur le Mal. L’Evangile de Mathieu est encore plus rassurant : ‘’ne craignez pas les hommes…soyez donc sans crainte…Quiconque se déclare pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père’’. Tout est dit ici à travers la résurrection du Christ !

Lorsqu’on vit de la grâce du Christ, on poursuit le Bien à tout prix. Ainsi, il faut s’apprêter à affronter le vent et la tempête, faire face aux gens mal intentionnés et aux contradictions. Ne rêvons pas : notre foi ne nous protège pas des souffrances car nous ne sommes que disciples du Maître. Nos jérémiades ne retranchent rien à nos souffrances. C’est notre résistance au Mal qui confirme notre foi en Celui qui peut tout. Certains de nos proches nous renieront et d’autres nous trahiront à cause de nos convictions religieuses et de notre foi.  Mais les hommes malintentionnés ne peuvent rien contre notre dynamisme et notre confiance en la grâce. La victoire est possible si nous accueillons Jésus et l’intégrons dans l’ordinaire de nos vies. Si nous acceptons de prendre fait et cause pour les vraies causes de ce monde et pour Jésus, alors attendons-nous à être persécutés et même humiliés. L’Evangile du Christ a besoin d’être proclamé en plein jour, en plein été et non en hiver. Comment voulons-nous être applaudis quand nous disons non à certaines déviations de notre société telles que l’avortement, la discrimination, les violences faites aux femmes et aux enfants ? Et pourtant, si c’est notre foi, nous devons la vivre d’abord avant de l’enseigner aux autres. Enseignons par notre témoignage.

La bonne nouvelle de ces lectures : c’est que Dieu ne nous abandonne jamais. Il prend grand soin de chacun de nous. Il nous soutient. Il est à nos côtés pour combattre le Mal. L’amour donné par son Fils ne se reprend pas. Au-delà de la Croix, se trouve la certitude de la vie et la victoire acquise à la résurrection.

Si nous tenons à vivre pleinement notre foi comme Jérémie ou Paul et comme Jésus, alors attendons-nous aux soupçons, aux calomnies, aux pièges et au pire. Mais, par notre baptême, nous sommes embarqués et envoyés. Le terminus c’est jusqu’au dernier souffle. Puissions-nous prier pour tous les persécutés et les persécuteurs (‘’car ils ne savent pas souvent ce qu’ils font’’). Nous avons besoin de l’Esprit-Saint pour toujours discerner entre ce qui est vraiment de Dieu et ce qui pourrait venir de nos ambitions personnelles. Laissons-nous guider par l’Esprit-Saint ! Et qu’il ravive notre Espérance en Christ dans l’ordinaire de nos vies ! Que Dieu nous bénisse et nous guérisse de l’intérieur ! Amen !

NB : Le Père Augustin sera disponible pour les confessions chaque dimanche à partir de 10:30mn au 35C

Aside | Posted on by

Homélie du Père Augustin – Dimanche du Saint Sacrement

FETE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

Première Lecture : Deutéronome 8, 2-3.14b-16a
Psaume :147
Deuxième lecture : 1 Corinthiens 10, 16-17
Evangile : John 6, 51-58

Cliquer ci-dessous pour écouter l’enregistrement

 

Chères filles et chers fils de Dieu,

Corps-et-sang-du-ChristEncore une Solennité : Celle du Saint Sacrement. Cette fête nous aide à raviver notre amour pour l’Eucharistie. C’est la fête du Corps et du Sang du Christ, la fête de l’Eucharistie. Elle est si importante qu’elle est la source même et le centre de notre vie chrétienne. Jésus est présent en nous sous la forme d’un repas, sa Chair et son Sang. Le Curé d’Ars disait à propos du Corps et du Sang du Christ : « Vous n’en êtes pas dignes mais vous en avez besoin. »

Dans la première lecture Moise fait une invitation très forte à Israël : « Souviens-toi ! » Une façon de rappeler à Israël l’importance de ses racines, de son histoire, de son passé. Car quand même on ne voit pas les racines d’un arbre, l’arbre ne peut tenir debout sans elles. Nous aussi, nous ne pouvons tenir sans notre créateur qui nous fortifie. Israël a connu des moments difficiles au cours de sa traversée du désert. Comme ce peuple, nous avons connu (et connaissons encore peut-être) des moments aussi douloureux… Dieu ne nous a pas abandonnés. Il a donné la manne à Israël, mais à nous Il donne le Corps et le Sang de son Fils pour notre vie spirituelle et de communion avec lui.  La manne a nourri Israël. Sans l’Eucharistie, nous sommes sans vie, sans repère, nous nous donnons au suicide et aux idoles de ce monde. Comme Israël, nous avons besoin de renouer avec nos racines, notre passé glorieux et sombre. Avec l’Eucharistie nous aussi dépendons de Dieu. Dans la tentation de renoncer à notre foi en Christ réécoutons souvent l’invitation : ‘’souviens-toi’’. N’oublions pas nos racines chrétiennes, notre baptême et la joie de notre première Communion. Efforçons-nous de nous nourrir de la Parole de Dieu, des sacrements et surtout de l’Eucharistie.

c5a8d5e19dd3bdef99f3b7460873291cDans la deuxième lecture, saint Paul rappelle aux chrétiens que l’Eucharistie est le pain de l’unité : « puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps car nous avons tous part à un seul pain. » L’Eucharistie existe pour nous rapprocher les uns des autres, pour faire de nous un seul corps, le Corps du Christ… Cette unité à laquelle nous sommes appelés est fondée sur la communion au Christ. C’est lui qui nous rassemble et nous unit. C’est sa vie donnée à chacun qui fait notre unité.

Il nous appartient d’en tirer les conséquences concrètes : nous affirmons que nous sommes unis dans le Christ ; mais si nous passons nos journées sans nous saluer, sans nous regarder, sans nous parler et surtout sans nous entraider, il y a là un contresens. Certains ne se gênent pas pour le dire : aller à la messe et critiquer les autres à la sortie, c’est un scandale. L’Eucharistie exige plus qu’une vague unité spirituelle : Il faut aussi que les solitudes soient brisées et que chacun fasse vraiment l’effort d’aller à la rencontre des autres. Nous ne pouvons pas dire que nous aimons Dieu si nous n’aimons pas notre prochain. On ne mange pas vraiment le Corps et le Sang du Christ quand on reste indifférent à ceux qui sont à la même table que nous.

Dans l’Evangile, Jésus lui-même nous dit « Moi je suis le Pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » Ces paroles ont provoqué un refus de la part des foules. Et aujourd’hui encore, l’Eucharistie pose question : comment croire à la présence de Jésus dans ce petit morceau de pain ?  Nous pouvons redire les paroles de Pierre : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la Vie Eternelle. » C’est ce même acte de foi que nous faisons en venant à la messe, en mangeant Jésus dans un morceau de pain et une petite quantité de vin.

 Les paroles de Jésus sont toujours celles de la Vie éternelle. La nourriture qu’il nous donne c’est son Corps et son sang. C’est lui-même, homme et Dieu qui se fait notre nourriture. Sans cette nourriture, nous ne pouvons pas vivre ; nous nous coupons de nos racines. Chaque dimanche, le Christ nous invite à sa table. Nous devons tout faire pour que l’Eucharistie soit vraiment LE grand événement de la semaine. Seuls ceux qui ont un cœur de pauvre peuvent comprendre cela.

L’Eucharistie est un trésor extraodinaire pour nous qui y croyons. En ce jour, nous portons dans notre prière ceux et celles qui n’ont pas compris cela. Nous qui avons cette chance de pouvoir nous rassembler à l’église, nous rendons grâce à Dieu pour ce cadeau qu’il nous fait. C’est sa vie de ressuscité qu’il nous donne en partage dans nos Eucharisties. Devenons Celui que nous mangeons ! Amen !

 

NB : Le Père Augustin sera disponible pour les confessions chaque dimanche à partir de 10:30mn au 35C

Aside | Posted on by