2EME DIMANCHE DE PAQUES OU DIMANCHE DE LA DIVINE MISERICORDE/ B

Première Lecture : Actes 4, 32-35
Psaume : 117
Deuxième Lecture : 1 Jean 5, 1-6
Evangile : Jean 20, 19-31

Voici les protocoles établis pour les messes : https://paroisseamsterdam.com/2020/10/15/protocoles-pour-les-messes-au-beguinage-3/

Ecouter l’homélie :

 

 

Chères frères et sœurs en Jésus ressuscité,

Nous sommes au deuxième dimanche de Pâques encore appelé, dimanche de la Divine Miséricorde. L’Evangile du jour nous présente Jésus parmi ses disciples après sa résurrection. A la première apparition de Jésus, Thomas était absent. Il ne croit pas au compte rendu des autres Apôtres. La réaction de Thomas fait de lui un homme tout à fait normal et plein de bon sens. Comment croire en un tel récit alors que la peur envahit encore les cœurs ? Thomas ne veut se laisser endormir par une histoire faite de toute pièce. Il est prudent et bien curieux. Il veut faire sa propre expérience du ressuscité. Thomas réclame le droit d’être authentique. Il veut tout vérifier selon ses critères que c’est le même Jésus et non un fantôme. Qui va acheter une maison sans avoir pris la peine de la visiter et de voir si elle répond à son plan ? Jésus occupe une place centrale dans la vie de Thomas. Alors, il s’agit d’engager sa vie entière et sa foi en Dieu. Notre foi est incarnée. Elle a quelquefois besoin de voir, de toucher, de sentir. C’est d’ailleurs pourquoi notre liturgie est pleine de symboles tels que l’eau, la lumière, la croix, l’hostie, le vin du calice, les chants, les cloches, l’orgue. Nous en avons souvent besoin pour concrétiser et atteindre Dieu. Nous ne sommes pas de purs esprits, nous avons besoin de voir pour croire. Jésus le comprend très bien et revient la deuxième fois en présence de Thomas, l’Apôtre du doute ! Il se laisse toucher. Finalement, Thomas voit Jésus et y croit ! Le doute de Thomas est un doute plein de foi et d’espérance !
Le seul danger serait de résumer notre foi à ce qui est visible, palpable, concret et démontrable. On ne peut enfermer sa foi dans du voir seulement. Il faut aller au-delà des apparences.
Alors, que faut-il voir pour croire ? Ce qu’il faut voir pour croire, c’est l’amour fraternel qui imprime ses marques dans la communauté de foi.
Les Actes des Apôtres nous décrivent la vie de la toute première communauté chrétienne : tous avaient un seul cœur et une seule âme. Ils mettaient leur bien ensemble et chacun en faisait usage selon ses besoins sans excès. L’Église, ce corps du Christ ressuscité se donne à voir dans la communauté des croyants qui n’ont qu’un seul cœur et une seule âme. La puissance de la résurrection se révèle dans cette unité de la communauté où plus personne n’est indigent, où chacun reçoit en fonction de ses besoins. La résurrection du Christ nous invite à des actions concrètes pour la paix, la justice, l’unité, le partage, le pardon, la solidarité, l’écoute, le service, l’entraide. Tant que l’individualisme, l’égoïsme et le repli sur soi se noteront dans nos communautés, ‘’les Thomas’’ de notre monde auront toujours du mal à croire en notre récit sur Jésus ressuscité. Alors, rendons témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus.