Paroisse francophone d'Amsterdam

HOMÉLIE DE LA MESSE DE NOËL

HOMELIE DU JOUR DE NOEL/ B

Première Lecture : 52, 7-10
Psaume : 97
Deuxième Lecture : Hébreux 1,1-6
Evangile : Jean 1, 1-18

 

Cliquez ici pour les protocoles établis pour les messes : https://paroisseamsterdam.com/2020/10/15/protocoles-pour-les-messes-au-beguinage-3/

Ecouter l’homélie :

https://paroisseamsterdam.com/wp-content/uploads/2020/12/jour-de-Noel-mp3.mp3?_=1

 

Chers frères et sœurs,

L’Evangile de ce jour de Noël attire notre attention sur le Verbe de Dieu fait Homme. Ce Verbe c’est bien Jésus le nouveau-né dans la mangeoire. Joseph et Marie étaient allés se faire recenser à Bethléem de peur d’être déclarés refugiés dans leur propre pays. Mais, voici que là-bas Marie crée la surprise : elle est en travail et doit accoucher. Il n’y a plus de place. Elle se fait un petit espace, un enfant vient au monde et est logé dans une mangeoire. Marie accouche d’un nouveau-né déjà refugié. C’est Jésus, le verbe fait chair. Il est Dieu mais il vient tout mignon et fragile dans des conditions précaires. Il est porteur d’un message qui concerne chacun de nous. Cet enfant innocent entouré de ses 2 parents vient prendre chair de notre chair. Il vient devenir l’un d’entre nous. Sa venue est si banale qu’elle ne suscite pas assez de curiosité : pour nous les hommes, c’est trop simple pour ressembler à Dieu. Dieu aurait pu mieux faire car on s’attendait à un signe qui fasse bouger le monde entier. Et pourtant, la venue de Jésus a pour mission de nous faire renaître à la vie de Dieu. Il vient combler le vide et la solitude créés en nous. Il vient panser nos plaies et nos blessures. Il n’est pas diffèrent des ‘’sans papiers’’, des réfugiés qui doivent dormir dehors dans le froid. Il est bien proche de toute enfance malheureuse ou blessée. Une manière pour Dieu de s’identifier à nous qui sommes victimes de nos origines et des préjugés. Il prend la place de ceux et celles qui sont victimes de leur générosité. Visiblement, Il nous dit que le mal est un vieux scandale de notre humanité. Jésus vient vivre dans notre chair et dans nos cœurs. Du coup, nos problèmes deviennent ses problèmes, nos expériences deviennent ses expériences.

Devant ce mystère, Marie ni Joseph ne disent mot, ils sont muets et contemplatifs. Ils gardent le silence pour mieux comprendre ce qui leur arrive et le mystère qui leur est confié. Jésus, le Verbe de Dieu, naît et fait déjà face à la souffrance et à sa passion. Dans la mangeoire, Il vit en en solidarité avec ceux et celles qui font face aux épreuves de la vie et qui doivent lutter. Le nouveau-né, le Verbe de Dieu est là, présent en silence dans sa vulnérabilité mais aussi dans le don de son authenticité totale. Il est couché dans une mangeoire et se laisse toucher. Il ne s’agit pas d’un simple mirage ni même d’un miracle ordinaire. Il est question d’un signe et d’une présence authentique de Dieu qui s’invite chez l’homme. Pour Dieu, la ‘’paix’’, c’est l’absence de violence et de guerre, le bien-être intégral de l’homme, la justice, la réconciliation et tout ce qui ressemble à Dieu. A Noël, c’est Dieu qui se lie au destin de l’homme en toute gratuité. Dieu nous rend capables de lui et nous veut porteurs de son amour. Contemplons ce mystère en nous et partageons-le avec les autres. Renaissons à la vie que Dieu nous propose. Accueillons Dieu chez nous ! Laissons-lui nos charges ! Joyeux Noël !

 

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