TROISIEME DIMANCHE DE L’AVENT/ ANNEE B

Première Lecture : 61, 1-2a. 10-11
Psaume : Luc 1
Deuxième Lecture : 1 Thessaloniciens 5, 16-24
Evangile : Jean 1, 6-8.19-28

Cliquez ici pour les protocoles établis pour les messes : https://paroisseamsterdam.com/2020/10/15/protocoles-pour-les-messes-au-beguinage-3/

Ecouter l’homélie :

Frères et sœurs,

Ce 3ème dimanche de l’Avent est le dimanche de la joie. C’est Isaïe qui donne le ton : ‘’Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu’’. Marie, de son côté, fait exploser la joie dans son cœur : ‘’Mon âme exalte le Seigneur… Le puissant fit pour moi des merveilles’’. Enfin, Paul nous lance une belle exhortation : ‘’Frères, soyez toujours dans la joie’’. Et pourtant chacun de ces trois personnes vivait une situation difficile au moment d’écrire ou de prononcer ces mots. Isaïe se trouvait dans un contexte d’esclavage à Babylone, Marie était encore troublée par le message de l’ange Gabriel et Paul se trouve en prison. Quels exemples d’espérance, de foi et de charité à imiter ! Malgré nos prisons, nos captivités et nos troubles, nous sommes invités à la joie !
La joie de l’espérance : Dieu est toujours avec nous ! Isaïe, Marie et Paul nous montrent qu’ils ont une grande espérance en Dieu et que les évènements de la vie ne peuvent les dérouter. Ils sont convaincus que même dans la souffrance, l’humiliation ou même la mort Dieu ne peut jamais les abandonner. Car Dieu est toujours fidèle et vient au secours de ceux qui l’implorent. C’est ce Dieu que nous sommes invités à accueillir bientôt. Il vient en Messie pour nous sauver de nos prisons, de nos peurs et de nos captivités. Comme les prêtres de Jérusalem, les lévites et les pharisiens augmentons notre curiosité et notre espérance pour l’attendre. Malgré les épreuves de la vie, rendons notre espérance plus grande et plus vivace. Attendons notre Seigneur car il vient nous baptiser dans l’Esprit-Saint.
La joie de croire : En vérité Dieu nous appelle à la joie de croire en lui. Sa venue tardera peut-être mais il viendra. En attendant veillons et croyons ! Il s’agit d’une joie qui résiste à tout, une joie profonde et qui ne se laisse pas distraire. Cette joie est déjà inscrite en nous, elle est au fond de notre être brillant comme une étincelle. Cette joie nous permet de braver les imprévus de la vie et de s’accrocher à Dieu. Car Dieu est ‘’Emmanuel’’, Il est avec nous. Il se trouve dans nos quotidiens, dans nos célébrations eucharistiques, dans nos rencontres mais aussi dans nos prisons. Alors, nous avons le droit de choisir d’être toujours dans la joie, une joie que le monde ne peut donner. La joie de l’Esperance est celle qui maintient notre foi allumée. Elle fait germer des semences de justice, de paix et de charité partout où nous passons.

La joie de la charité : Dieu donne assez d’attention aux plus faibles ! La joie de l’Espérance et de la foi nous ouvre à la joie de la charité et de la solidarité. Par son cantique, Marie nous apprend que Dieu ‘’comble de bien les affamés’’. Dieu sait nous relever de nos chutes et de toutes formes de pauvreté si nous lui donnons la permission. Cette joie est une invitation à des actions plus concrètes envers le prochain qui a besoin de notre présence et de notre attention. C’est une joie qui parle et qui redonne confiance en cet autre isolé, exclu ou discriminé. Cette joie nous aide à révéler Dieu au prochain par un acte vrai et fraternel. Ouvrons les portes et fenêtres de nos cœurs pour la venue du Messie, car il frappe déjà à nos portes ! ‘’Soyons toujours dans la joie’’ !