PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT : ANNEE B

Première Lecture : Isaïe 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7
Psaume 79
Deuxième Lecture : 1Corinthiens 1, 3-9
Evangile : Marc 13, 33-37

Cliquez ici pour les protocoles établis pour les messes : https://paroisseamsterdam.com/2020/10/15/protocoles-pour-les-messes-au-beguinage-3/

Ecouter l’homélie :

 

Chers frères et chères sœurs,

Nous sommes au premier dimanche de l’Avent. C’est une nouvelle année liturgique qui commence. Le thème de notre méditation est : ‘’Veillons en gardant la communion au Christ’’.
Nous sommes donc partis en Eglise pour quatre semaines de préparation en vue de célébrer la fête de la nativité du Christ. C’est le but de l’invitation de Christ à veiller.
Et comment peut se traduire cette veillée dans un monde comme le nôtre ? Nous sommes appelés à être des veilleurs ! Le mot veilleur nous renvoie à une attitude d’attente, de guetteur et de sentinelle. Evidemment nous en aurons besoin pour accueillir le Seigneur qui s’annonce avec assez de suspens. Dans la première lecture Isaïe nous met à notre vraie place : ‘’ Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes : nous sommes tous l’ouvrage de ta main’’. Nous sommes donc crées pour être des veilleurs et non des créateurs, des veilleurs de nos propres vies toujours en projet. C’est formidable quand on adopte vraiment la posture d’un veilleur : on y lit assez d’humilité, de curiosité et d’abandon mais aussi une sorte d’alerte et de vigilance. On devient tout autre et on se démarque des autres par bonté. Le veilleur est presque comme une lumière dans le noir menacée par le vent, une lumière faible et fragile. Pour nous, il est question de la lumière du témoignage de la foi, d’une vie vécue dans l’amour, la justice, la paix et dans l’action de grâce pour les dons immenses que Dieu nous fait. Le veilleur est signe d’une vie à la quête du sens, une vie qui veut enfanter.

Le veilleur croit en une vie d’Espérance au cœur d’un monde qui sème la panique. Le veilleur recherche la vie qui se nourrit de Dieu qui est notre TOUT, comme nous le redit Isaïe. Etre veilleur, c’est avant tout privilégier le silence qui sait écouter Dieu, la prière, l’attention à soi et l’attention aux autres. Renouer avec la Parole de Dieu, la méditer, aller à la messe dominicale quand on est parmi les trente premiers sont autant de signes du veilleur. Servir ses frères et sœurs, c’est déjà être veilleur. Etre veilleur, c’est engager notre responsabilité de baptisés. C’est accepter de prendre à nouveau le chemin pour l’aventure de la foi. Veiller c’est tenir à la communion avec Christ. Etre veilleur invite aussi à l’unité et à la communion avec les autres, comme signe et témoignage de notre foi et de notre Espérance.
Le temps de l’Avent est donc celui d’une attente sereine et active. Mais c’est aussi et surtout celui où nous devenons tous ‘’des vierges sages’’, le temps où nous pensons à remettre de l’huile dans notre veilleuse : l’huile de la prière, de l’eucharistie, de la parole de Dieu, de la solidarité et de la charité. Apprêtons-nous donc de l’intérieur, c’est le secret d’un bon début pour tenir pendant l’attente. Veillons les uns sur les autres. Retrouvons le goût de la foi et de la prière dans de petites choses.
Veillons en gardant la communion au Christ ! Amen !