Rubrique santé Olivia Jalby – Le confinement nuit-il à notre santé ?

Le confinement nuit-il à notre santé ? Dans quel état psychologique et physique l’épidémie nous plonge-t-elle ?

Suite à la propagation du virus Covid-19 qui frappe la planète depuis plusieurs mois, la moitié de l’humanité a été brutalement contrainte à vivre confinée. Bien que les résultats du confinement sur la propagation du Covid-19 se montrent positifs, la question se pose quant aux effets du confinement sur notre santé physique et mentale.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde contre les effets négatifs sur la santé des personnes confinées. Des études internationales sont en cours pour déterminer l’impact de ce confinement sur la santé. Bien qu’il soit encore trop tôt pour en tirer des conclusions, les études précédentes, réalisées lors de l’épidémie de SARS ou Ébola, ont montré des dommages psychologiques tels que des troubles du sommeil, une fatigue émotionnelle ou encore un stress post-traumatique, en particulier chez le personnel soignant. Certaines études suggèrent même des effets durables du confinement des mois après l’arrêt de la mesure.

Nous ne sommes pas tous égaux face au confinement : conditions de logement, perte de revenus, isolement social, maltraitance au sein du foyer, promiscuité, santé fragile, etc. Pour certains, cette situation inédite peut se révéler difficile à traverser. Pour d’autres, les contraintes sont mieux vécues.

Après plusieurs semaines de confinement, le manque de liberté et de contact social finit pas se faire sentir, en particulier chez les personnes déjà vulnérables : solitude, ennui, rumination, irritabilité, incertitude par rapport à l’avenir, angoisse par rapport à la santé des proches, etc. Cela entraine un risque d’aggravation des troubles de l’anxiété mais également une augmentation de la dépendance à l’alcool et aux produits stupéfiants, ainsi qu’une augmentation des risques de violences.

Comment pouvons-nous nous préparer à mieux affronter les contraintes que ce confinement impose à notre mode de vie ?

Notre hygiène de vie est la meilleure des préventions pour conserver notre bien-être physique et psychologique :

  • Gardons une routine en structurant les journées : horaires de lever et coucher, temps de travail, activité physique, activités régulières, sans oublier un temps pour se distraire, se relaxer ou méditer.
  • Avec le confinement notre activité physique est en chute libre. La sédentarité renforce les risques de mortalité et de maladies chroniques. Il est donc important de ne pas négliger l’activité physique. Cela ne veut pas dire que nous devons nous mettre à faire du sport intensif mais plutôt pensons à bouger, marcher ou même danser au moins toutes les 30min.
  • Réduisons au maximum le temps passé devant les écrans, en particulier limitons les informations qui relayent des messages anxiogènes. Les écrans ont un impact négatif sur l’anxiété et le sommeil. Concentrons-nous plutôt sur des histoires positives (solidarité, action d’entraide dans la communauté, nouvelle de proches, guérison d’un voisin, etc.) et des actions positives (déposer le repas à une personne âgée, cuisiner, lire, dessiner, etc.).
  • Avec le stress, la tentation de se réfugier dans la nourriture est grande, ce qui engendre des choix alimentaires moins équilibrés (prise d’alcool, alimentation sucrée et grasse). La prise de poids peut être rapide. C’est peut-être l’occasion d’essayer de nouvelles recettes en privilégiant les produits bruts, les légumes, les légumineuses et les fruits. N’oublions pas de nous hydrater en buvant de l’eau !
  • Ne restons pas « confinés » dans le confinement ! N’hésitons pas à demander de l’aide si besoin, que ce soit aux proches mais également aux associations ou aux professionnels médicaux qui restent à l’écoute des personnes en détresse.
  • Nous sommes des êtres sociables par nature. Il est donc impératif que nous gardions un lien à distance (téléphone, internet) avec nos proches. Cela peut être l’occasion de resserrer les liens familiaux et les liens avec notre communauté, d’être à l’écoute de ceux en difficultés mais aussi ne pas avoir peur d’exprimer nos propres difficultés.

En ces temps incertains, prenons soin de nous et de nos proches, restons connectés avec notre communauté et soyons reconnaissants de nos soignants.

 

 

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